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Edition du jeudi 06 février 2003
   
Actualités  
 


COMMUNICATIONS ET RELATIONS PUBLIQUES :7 défis pour Azodogbéhou

L’organisation des législatives du 30 mars est désormais mise en branle avec l’élection du bureau directeur de l’institution. La tâche principale de l’équipe de Ibrahim Soulé Adam est de redonner confiance au peuple. Pour y parvenir, il faudra mieux communiquer. C’est le principal défi de cette institution.

Le bureau de la Céna 2003 prend fonction dans une atmosphère assez pénible. L’équipe de Soulé Ibrahim Adam prend service à un moment où la Céna 2002 a commis de pires impairs. En réalité, l’équipe de Soulé Agbétou a mal communiqué au sens propre comme au sens figuré du terme. L’absence de communication crée la suspicion, la méfiance. Cela ouvre ainsi la voie à toutes les interprétations possibles. L’équipe dirigée par Kint Aguiar a voulu faire de l’information officielle du fétichisme culturel, c’est-à-dire du vodoun. Conséquence : il s’en est suivi une perte de crédibilité. L’opinion publique s’en est référée à la presse pour s’informer.

Chacun a pu apprécier le tohu bohu qui a marqué l’annonce des résultats officiels. La proclamation officielle des résultats n’a intéressé véritablement que quelques médias.

A la lumière de ce dysfonctionnement de l’appareil communicationnel de la Céna municipale, la Céna législative doit savoir où poser les pieds pour bondir plus haut et plus loin. C’est à juste titre dans ce contexte qu’on peut situer les grandes priorités de l’actuel locataire du secrétariat à la communication et aux relations publiques, M. François Codjo Azodogbéhou, initialement pressenti au poste de président a l’obligation morale de confirmer toute l’intelligence qu’on croyait en lui pour faire du secrétariat à la communication de la Céna 2003, un instrument au service des médias et acteurs politiques. Quelles peuvent être les priorités du professeur François Codjo Azodogbéhou ? On peut tenter de les résumer en sept priorités ou tâches essentielles :

1- Faire du secrétariat de la communication et des relations publiques un instrument au service de ses usagers et non un instrument de propagande.

2- Mettre à la disposition des médias des informations officielles. Autrement dit, éviter d’instaurer une classe privilégiée de l’information officielle. Par exemple, considérer un décret ou un arrêté comme un document confidentiel est une attitude analphabète.

3- Maintenir un contact institutionnel permanent entre le secrétariat et les usagers en se rendant disponible autant que faire se peut.

4- Constituer une cellule de communication de qualité en faisant appel à des énergies juvéniles disponibles.

5- Etre (ndlr le Scrp) en contact permanent avec les membres du bureau et de la Céna pour assurer leur communication.

6- Veiller au fonctionnement régulier des photocopieurs et ordinateurs pour rendre les documents officiels, communiqués et autres disponibles.

7- Le nouveau secrétaire à la communication et aux relations publiques se doit de rester humble mais alors à l’écoute de toutes les tendances politiques. C’est cela la force d’un bon secrétaire à la communication.

Le professeur François Codjo Azodogbèhou a la capacité intellectuelle requise pour réussir sa mission. Les considérations politiques auront-elles raison de notre regard ? L’avenir nous édifiera.

 

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L’Aurore n° 938 du jeudi 6 février 2003:par Regard Herbert HOUNGNIBO .
 
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