COMMUNICATIONS ET RELATIONS PUBLIQUES :7
défis pour Azodogbéhou
L’organisation
des législatives du 30 mars est désormais mise en
branle avec l’élection du bureau directeur de l’institution.
La tâche principale de l’équipe de Ibrahim
Soulé Adam est de redonner confiance au peuple. Pour y
parvenir, il faudra mieux communiquer. C’est le principal
défi de cette institution.
Le
bureau de la Céna 2003 prend fonction dans une atmosphère
assez pénible. L’équipe de Soulé Ibrahim
Adam prend service à un moment où la Céna
2002 a commis de pires impairs. En réalité, l’équipe
de Soulé Agbétou a mal communiqué au sens
propre comme au sens figuré du terme. L’absence de
communication crée la suspicion, la méfiance. Cela
ouvre ainsi la voie à toutes les interprétations
possibles. L’équipe dirigée par Kint Aguiar
a voulu faire de l’information officielle du fétichisme
culturel, c’est-à-dire du vodoun. Conséquence
: il s’en est suivi une perte de crédibilité.
L’opinion publique s’en est référée
à la presse pour s’informer.
Chacun a pu apprécier le tohu bohu qui a marqué
l’annonce des résultats officiels. La proclamation
officielle des résultats n’a intéressé
véritablement que quelques médias.
A
la lumière de ce dysfonctionnement de l’appareil
communicationnel de la Céna municipale, la Céna
législative doit savoir où poser les pieds pour
bondir plus haut et plus loin. C’est à juste titre
dans ce contexte qu’on peut situer les grandes priorités
de l’actuel locataire du secrétariat à la
communication et aux relations publiques, M. François Codjo
Azodogbéhou, initialement pressenti au poste de président
a l’obligation morale de confirmer toute l’intelligence
qu’on croyait en lui pour faire du secrétariat à
la communication de la Céna 2003, un instrument au service
des médias et acteurs politiques. Quelles peuvent être
les priorités du professeur François Codjo Azodogbéhou
? On peut tenter de les résumer en sept priorités
ou tâches essentielles :
1- Faire du secrétariat de la communication et des relations
publiques un instrument au service de ses usagers et non un instrument
de propagande.
2- Mettre à la disposition des médias des informations
officielles. Autrement dit, éviter d’instaurer une
classe privilégiée de l’information officielle.
Par exemple, considérer un décret ou un arrêté
comme un document confidentiel est une attitude analphabète.
3- Maintenir un contact institutionnel permanent entre le secrétariat
et les usagers en se rendant disponible autant que faire se peut.
4- Constituer une cellule de communication de qualité en
faisant appel à des énergies juvéniles disponibles.
5- Etre (ndlr le Scrp) en contact permanent avec les membres du
bureau et de la Céna pour assurer leur communication.
6- Veiller au fonctionnement régulier des photocopieurs
et ordinateurs pour rendre les documents officiels, communiqués
et autres disponibles.
7- Le nouveau secrétaire à la communication et aux
relations publiques se doit de rester humble mais alors à
l’écoute de toutes les tendances politiques. C’est
cela la force d’un bon secrétaire à la communication.
Le professeur François Codjo Azodogbèhou a la capacité
intellectuelle requise pour réussir sa mission. Les considérations
politiques auront-elles raison de notre regard ? L’avenir
nous édifiera.
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