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Edition du mercredi 05 février 2003
   
Actualités  
 

EN SUSPENS  : Question personnelle

La Commission électorale nationale autonome (Céna) chargée d’organiser les élections législatives de mars prochain s’est donc finalement dotée de son bureau. Ainsi, c’est Adam Soulé Ibrahim qui conduira la destinée de cette nouvelle Commission électorale nationale autonome dont la mission est d’organiser les élections législatives de mars 2003.

Il est à la tête d’un bureau de neuf membres dans lequel ne figure aucun membre nommé par des partis d’opposition. Un bureau 100% mouvance, comme le dirait l’autre. De quoi donner une fois de plus la diarrhée verbale à une opposition décidément en baisse de forme dans le domaine des élections du côté de la Céna. Et elle (l’opposition) ne doit désormais compter que sur elle-même pour se défendre, car la Cour constitutionnelle qui aurait dû l'aider à avoir gain de cause, donc à disposer de quelques sièges importants dans le bureau, s’est habilement débinée, arguant que la notion de configuration politique ne saurait entrer en ligne de compte dans la mise en place du bureau de la Céna.

En clair, à partir du moment où les membres de la Céna ont prêté serment, ils ne sont plus censés appartenir à aucun groupe, clan ou parti politique. La notion de configuration politique n’a donc plus sa raison d’être dans la constitution du bureau de la structure. Il s’agit là d’une lecture pertinente des textes, lecture que les membres de la Céna se doivent de prendre en compte s’ils veulent faire une prestation meilleure que celle de leurs camarades membres de la Céna 2002. En clair, la mouvance qui se voit majoritaire dans cette Céna, qui s’est octroyée tous les postes du bureau, doit faire l’option de la transparence afin de rassurer ses vis-à-vis. C’est là un impératif de taille si Adam Soulé Ibrahim connu pour son honnêteté intellectuelle et sa rigueur morale veut faire œuvre utile à la tête de cette institution.

Il s’agira pour lui et pour ses camarades d’appliquer correctement les textes et surtout d’associer l’ensemble des membres de l’organe à la prise des décisions. Chaque citoyen, où qu’il se trouve, doit faire l’effort d’écrire une page honorable de l’histoire. Depuis l’avènement de la Céna en 1995, des hommes passent, des bureaux passent, des présidents passent, mais les actes restent. Il appartient à chacun de savoir l’image qu’il veut donner de lui-même, aujourd’hui comme demain. Une question morale…

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Le Matinal n° 1476 du mercredi 5 février 2003 : Agapit Napoléon
 
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