DECISION DCC 03-070 DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE
: Soulé Agbétou se fait ridiculiser.
L’ancien
président de la Commission électorale nationale
autonome, Ibrahim Soulé Agbétou, déjà
tristement célèbre pour le flou opaque avec lequel
il a géré les fonds mis à la disposition
de l’institution pour les dernières élections
communales et municipales, vient à nouveau de faire parler
de lui en saisissant la Cour constitutionnelle d’une requête
contre le ministre des Finances et de l’Economie, Grégoire
Laourou. Ce dernier, par lettre n° 362/Mfe/Dc/Dg/Lnb du 6
mars 2003 a ordonné aux receveurs–percepteurs départementaux
de payer les perdiem des membres des Commissions électorales
départementales et des Commissions électorales locales
de la Céna 2002 et de vérifier que le point du matériel
a été fait par cette même Céna. C’est
cela qui lui vaut la colère de Soulé Agbétou
qui estime que le ministre des Finances a violé le principe
de l’autonomie de la Céna et qu’il s’est
immiscé dans ses attributions, créant de ce fait
un conflit d’attributions entre les institutions de l’Etat.
Soulé Agbétou étonne et confirme l’impression
de tricheur que beaucoup de Béninois gardent de lui aujourd’hui.
De quelle autonomie et de quel conflit d’attributions parle-t-il
? Le ministre des Finances en tant que garant de la bonne gestion
des deniers publics de l’Etat n’a-t-il pas le droit
de chercher à voir clair dans la gestion des fonds mis
à la disposition d’une institution, fût-elle
la Céna d’Agbétou ? Et lui, Agbétou
en tant q’un président de la Céna 2002, ignorant
du fait que « tout le contentieux électoral en ce
qui concerne les élections locales relève de la
compétence de la Cour suprême » est allé
tout bonnement se fourvoyer devant la Cour constitutionnelle qui
naturellement s’est déclarée incompétente.
Quel paradoxe ! Et si le ridicule pouvait tuer ?.
>>haut
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